Pourquoi le Black Friday n'est pas écologique:

"Le Black Friday est une vieille tradition visant à nous faire consommer plus". Importée des Etats-Unis, cette opération commerciale attire les foudres de nombreux consommateurs, qui décident de la boycotter.



Des militants écologistes ayant bloqué un entrepôt d’Amazon près de Paris veulent dénoncer la « surconsommation »

C’est une tradition aux Etats-Unis, et elle le devient en France. Le Black Friday, "le vendredi fou", sa frénésie d’achat, ses remises et ses prix cassés. Cette opération commerciale se déroule le quatrième vendredi du mois de novembre. Elle a de plus en plus de succès, mais aussi des opposants.


IMPACT - Promotions monstres, livraisons ultra-rapides... Pour inciter à l'achat lors de cette nouvelle fête de la consommation qu'est le Black Friday, les commerçants usent de tous les moyens. Et l'environnement paie un lourd tribut, notamment en raison du nombre produits retournés dans les jours qui suivent.


Pour le Black Friday, les marques sont en ordre de bataille. À moins d'un mois de Noël, cette journée de promotions est devenue un véritable événement commercial. Pour appâter le client, les vendeurs n'hésitent pas à brandir des pancartes affichant de -40 à -60%. Et l'enjeu économique est tel, alors que le succès des soldes est chaque année amoindri, que cette journée de rabais venue des États-Unis se déroule désormais souvent sur la semaine entière pour porter le nom de Black Week.

Selon une étude de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, les Français devraient dépenser 1,7 milliard d'euros en ligne sur ces quelques jours de promotions. Mais cette nouvelle fête de la consommation, qui tend à inciter les consommateurs à acheter sans se poser de questions, a un poids. Non seulement pour le porte-monnaie, mais aussi pour l'environnement. Car non seulement des millions de colis seront expédiés en quelques jours, mais environ un quart sont renvoyés à l'expéditeur par les consommateurs de moins de 30 ans, soulignait en 2018 une étude menée par Greenpeace en Allemagne. 

Si aucune étude de ce type n'a été faite en France, la tendance est similaire, poussée notamment par la gratuité des retours, de plus en plus fréquente. Chez Spartoo, spécialiste de la vente de chaussures en ligne, plus d'un colis sur dix est ainsi renvoyé aux frais de l'entreprise.

Un colis renvoyé et des kilomètres multipliés par deux

Si renvoyer un produit peut paraître anodin, tant tout est fait pour que la tâche soit simple, ce geste génère énormément de pollution. A commencer par la multiplication par deux du nombre de kilomètres effectué par les sociétés de livraison, alors que le fret urbain représente déjà plus de 20% du trafic et 30% des émissions de gaz à effet de serre. Plus globalement, les camions et camionnettes émettent à eux seuls 40% du CO2 généré par le transport routier, rapporte l'Ademe.

Selon une étude américaine rapportée par le média Axios en juin dernier, le développement des livraisons garanties en un jour ouvré, augmentant encore davantage la charge de travail allouée aux transporteurs du "dernier kilomètre", aurait fait bondir les émissions de gaz à effet de serre de ces derniers, si bien qu'elles équivaudraient désormais à la pollution émise par sept millions de voitures en un an.

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