Madagascar: La chasse aux lémuriens menace la survie des espèces

Depuis une dizaine d'années, l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) alarme sur le sort des lémuriens à Madagascar. En juillet 2018, l'ONG faisait état que 95% des espèces de cette famille de primates étaient menacées d'extinction. Des mesures d'urgence paraissaient alors plus que nécessaires. Malheureusement, en ce Jour pour la Terre, on apprend que la chasse aux lémuriens n'aurait pas ralenti. Pire, elle participerait à une déforestation massive d'une des zones de l'île les plus remarquables en termes de biodiversité.


"Lemur Catta", de son nom scientifique, est un lémurien vivant dans le sud de l'île de Madagascar. Cette espèce est sur la liste rouge de l'IUCN. Crédit photo: Mada-Foto

Il y a quelques mois, les lémuriens sont devenus les primates les plus menacés au monde. Endémiques à l'île de Madagascar, 105 des 111 espèces de cette famille vieille de plusieurs dizaines de millions d'années, sont au bord de l'extinction. Comme vous vous en doutez, les activités humaines ne sont jamais bien loin quand il s'agit d'expliquer les raisons d'un véritable écocide.


Entre le braconnage, la destruction des habitats naturels et la chasse, c'est tout un système qui semble être lié pour organiser la disparition des lémuriens. Pourtant, nombreux sont les scientifiques, activistes "écolo" et représentants des communautés locales à lutter pour faire changer les mentalités.


Malheureusement, l'évolution est très lente et les dégâts continuent. Outre les lémuriens, 50 à 100 000 hectares de forêt seraient rasés chaque année. La raison: produire du charbon pour les populations locales. Car si la transition écologique paraît difficile pour certains en Europe, imaginez à quoi cela peut ressembler dans un des pays les plus pauvres de la planète.


Dans cette course à l'énergie, la forêt de Vohibola située à l'est de Madagascar ne fait pas figure d'exception. "Je crains qu’à cause des bûcherons-braconniers, cette forêt ne disparaisse un jour pour laisser la place à une terre vide où des investisseurs viendront faire pousser des murs de béton", s'alarme le chef du village d’Andranokoditra, Michael Tovolahy.


Face à l'inaction des pouvoirs publics, des associations tentent à leur niveau d'endiguer le pillage de ces zones en informant les populations sur la nécessité de protéger cette biodiversité, pour le moins hors du commun.





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