Le Sénat refuse d'inscrire la fin des véhicules thermiques dans la loi

Le Sénat vient de refuser toutes les modifications du texte défendu par la gauche et le groupe LREM ; demandant notamment la fin de vente aux particuliers des voitures alimentés par essence ou diesel d'ici 2040 afin de pousser les constructeurs à baisser les prix.

Les voitures thermiques devaient être retirées de la vente à partir de 2040 en France. Crédit photo: ssuaphotos

Rappelez-vous en 2017, à l'occasion de la présentation du plan climat du gouvernement, Nicolas Hulot, l'ex-ministre de l'Écologie, avait annoncé la fin de la commercialisation des véhicules thermiques d'ici 2040. Toutefois ce mardi, lors de la lecture du projet de loi sur les mobilités (LOM), la réforme n'apparaissait aucunement.


Le sénateur LREM Frédéric Marchand croyait en la réforme et pour lui, elle aurait permis " non seulement d'assurer sur le long terme une visibilité pour les acteurs de la filière, d’accompagner les évolutions liées à cette transformation inéluctable et ses impacts sur l’emploi, mais également de répondre aux problématiques de pollution de l'air ".


Les socialistes sont convaincus, la France vient de rater une belle occasion de récupérer son retard sur la question du bilan carbone. "Le nombre d'immatriculations de véhicules électriques reste dérisoire. Si l'on se réfère à la part des ventes véhicules électriques ou hybrides dans le total des ventes 2018, les 2,1 % de la France font pâle figure, loin derrière nos partenaires européens, comme la Norvège, la Suède, les Pays-Bas, et même le Portugal ".


Ronan Dantec, sénateur de la Loire-Atlantique alerte: " nous n'avons strictement aucune chance de tenir nos engagements  de la COP 21".


Les sénateurs de droite et du centre n'ont pas hésité à montrer leur scepticisme et demande à la gauche d'être plus réaliste. "Nous préférons évidemment inciter, encourager et accompagner plutôt qu’interdire ", a rétorqué le rapporteur Didier Mandelli (LR). " Les Français aujourd’hui, tous acteurs confondus, ont bien en tête ces objectifs, ils ont été annoncés […] Laissons l’ensemble des acteurs s’approprier ce qui est défini ".


Pour le sénateur de la Meuse ce serait une mauvaise idée d'interdire les voitures à moteur thermique puisque cela mettrait la France dans une position de dépendance vis-à-vis de la Chine, principal producteur de batteries. "Nous risquons d’être dans une situation où nous allons affaiblir notre industrie automobile, peut-être même la dégrader d’une façon inéluctable ", rajoute-t-il.


Pour la centriste Nadia Sollogoub, les français ne sont pas demandeurs et pour cette raison inutile de leur imposer les voitures électriques.


Hier, le député LREM Jean-Marc Zulesi indiquait que " l’interdiction des véhicules thermiques n’était pas pertinente ", car " elle tuerait les filières gaz renouvelables et hydrogènes ". Il annonce que des réflexions sont en cours pour ne pas pénaliser les "carburants renouvelables".



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