La surveillance des émissions de gaz à effet de serre depuis l'espace

La société privée GHGSat créée en 2011 s’apprête à lancer Iris, un satellite de surveillance des émissions de gaz à effet de serre, des gaz polluants et autres gaz dans n’importe quelle zone industrielle du monde.

Le satellite Iris d'observation pèse 16 kg. Crédit photo : GHGSat.

GHGSat a d’abord mis en orbite Claire le 21 juin 2016, le premier satellite chargé de la surveillance des gaz à effet de serre. Surnommé "le petit satellite avec de grosses ambitions" à cause de sa taille équivalente à celle d’un four micro-ondes, l’astronef avait par exemple localisé une zone à fortes émissions de gaz à un barrage hydroélectrique en construction en Afrique.


Iris est capable d’analyser la quantité de CO² et de méthane rejetée sur plus de 1 000 sites par an. Ces deux formes de gaz seraient responsables de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le satellite devrait rejoindre Claire dans l’espace aujourd’hui depuis Kourou en Guyane, alors que son lancement avait été retardé à cause des conditions météorologiques.


GHGSat est pour le moment la seule entreprise chargée de la mission de surveillance depuis l'espace.

En fait d’autres satellites sont déjà capables de mesurer ces gaz, mais Claire et Iris seront les seuls capables d’en distinguer la localisation avec précision. Leur haute résolution sera bien supérieure aux autres aéronefs d’observation de la NASA et de l’Agence Spatiale Européenne qui peuvent mesurer les gaz à effet de serre uniquement à l'échelle régionale ou mondiale.

Les cartes fournies par les satellites seront disponibles au grand public directement sur le site de l’entreprise. Les deux satellites permettront de localiser et de surveiller quotidiennement les différents gaz d’origine naturels ou anthropogéniques pour permettre aux autorités et aux scientifiques de lutter efficacement contre le dérèglement climatique.


Ce système devrait également permettre aux propriétaires des sites industriels de suivre en temps réel leurs émissions. C'est ce qu'a confirmé Stéphane Germain, président de GHGSat à nos confrères de Futura "(Iris pourra) permettre aux entreprises d'identifier les sources et les fuites d'émission de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone et le méthane".

Bien que les quantités de méthane émises augmentent continuellement, leur impact est souvent sous-estimé: depuis 1750, le gaz présent dans notre atmosphère a augmenté d'environ 150 % et est en partie responsable du réchauffement climatique.


Benjamin Hmiel, chercheur à l'université de Rochester, a expliqué dans un rapport: "Si une plus grande part du méthane dans notre atmosphère est issue des activités humaines, cela signifie qu'une réduction des émissions peut avoir un réel impact en matière de limitation du réchauffement climatique".


Les satellites permettront de fournir des données des taux d’émission de méthane (qui n’étaient pas mesurés auparavant), et sans lesquelles aucun changement ne pourra être fait.

L’objectif de GHGStat est de lancer d’ici les deux prochaines années, dix nouveaux satellites pour surveiller davantage de sites et plus fréquemment.


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