La plus grosse espèce de perroquet du monde a connu un nombre record de naissance

Le plus gros perroquet du monde, le kakapo, endémique de Nouvelle-Zélande, a enregistré cette année un nombre record de naissances, chose exceptionnelle pour une espèce en danger critique d’extinction. Selon les experts néo-zélandais, cela pourrait être lié au réchauffement climatique.

Le Kakapo est un perroquet nocturne endémique de Nouvelle-Zélande. Crédit photo : Wikimédia commons

Alors qu’il y a une cinquantaine d’années on croyait le kakapo éteint, jusqu’à la découverte de quelques adultes en 1970, cette année environ 75 oisillons devraient survivre. Sur les 50 femelles adultes, pour une population totale de 147 adultes, la quasi-totalité a pondu cette année, en tout cela fait 249 œufs. 90 ont éclos, et 76 oisillons n’ont aucun problème de santé. C’est plus du double des chiffres de la dernière saison de reproduction, selon Andrew Digby, expert scientifique pour la préservation et le développement du kakapo en Nouvelle-Zélande.


Le kakapo (Strigops habroptila) a d’ailleurs un rythme de reproduction très étonnant car les femelles ne s’accouplent que tous les trois ans en moyenne, lorsque les baies de rimu, une plante endémique de la Nouvelle-Zélande, nourriture très appréciée de l’espèce, sont plus nombreuses. « Nous ne sommes pas sûrs de la raison, mais la baie de rimu est particulièrement riche en vitamine D, c’est un aliment associé à la bonne santé », explique Andrew Digby, enthousiaste pour l’amélioration de la survie de l’espèce.

Cependant, la présence de ces baies de rimu, beaucoup plus nombreuses que les autres années, pourrait être liée au réchauffement climatique, selon la théorie principale avancée par les chercheurs.


Cet oiseau, également appelé Perroquet-hibou et dont le nom maori Kakapo signifie « oiseau de nuit », est effectivement un oiseau nocturne.

Il a un plumage vert et jaune et peut atteindre jusqu’à 60 cm pour 4 kilos, ce qui en fait le plus gros perroquet au monde, et ce qui le rend également incapable de voler, comme de nombreux autres oiseaux de Nouvelle-Zélande, qui ont évolués dans une île sans prédateurs terrestres, avant que les prédateurs soient introduits par l’homme.


Les kakapos sont désormais maintenus sur trois îles au large des côtes néo-zélandaises sur lesquelles elles n’ont pas de prédateur. Le contrôle des prédateurs est extrêmement important pour la sûreté de l’espèce protégée. Chaque île peuplée par des kakapos possède son propre système de protection ; à Anchor Island, proche de l’extrême sud de l’île principale du sud, des hermines arrivent en nageant, elles sont interceptées par des pièges avant d’être renvoyées sur la grande île. Quant aux îles de Codfish Island, également au sud, et Little Barrier Island, au nord du pays, elles ont dû être dératisées pour permettre le développement du gros oiseau.

Ils vivent à l’état sauvage, mais chaque groupe d’individus est étroitement protégé, tout comme les nids. « C’est probablement l’une des espèces les plus étroitement surveillées au monde », s’amuse le chercheur Andrew Digby.



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