La Chine refuse de traiter les importations de déchets plastiques

Mis à jour : 24 avr. 2019

Le recyclage mondial est en crise depuis que la Chine ne veut plus traiter les déchets, notamment plastique, du monde entier. C’est un secteur économique majeur de la Chine qui se réduit et une incitation pour les États à recycler eux-mêmes leurs déchets.


Les productions toujours plus élevées compliquent la gestion des déchets et créent parfois d'immenses décharges, comme ici à New Delhi. Crédit photo : Clicksabhi / Shutterstock

Les déchets plastiques des pays développés ont commencé à être redirigés massivement vers plusieurs pays d'Asie du Sud-Est où des industriels chinois du recyclage ont transféré leurs activités. « Ça a été comme un tremblement de terre […], la Chine était le premier marché des déchets recyclables ». Et sa fermeture a « créé un choc sur toute la planète », a confié Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles.

En Asie du Sud-est, la Malaisie a été la plus affectée. Les importations de plastique du pays ont triplé depuis 2016. Il y a désormais des montagnes de plastique dans de nombreux lieux du pays. Des déchets de toutes sortes venant de partout dans le monde, et notamment de pays développés, comme la France, qui délèguent à d’autres pays le traitement d'une partie de leurs déchets plastiques. Très rapidement, les habitants se sont plaints de l'odeur, de la dégradation de l’environnement et même des problèmes de santé causés par les fumées toxiques de ces décharges proches des habitations.

Depuis l’automne dernier, les autorités malaisiennes ont régulé ces importations et la qualité de l'air s'est améliorée même si les amoncellements de plastique sont restés. La Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam, premiers pays visés par les industriels, ont pris des mesures pour limiter les importations de plastique, ce qui n’est pas le cas d'autres pays moins contraignant comme la Turquie ou l’Indonésie, selon un rapport de Greenpeace.

Pour les pays occidentaux qui comptaient sur la Chine, ils sont donc en pleine recherche de nouveaux partenaires ou de nouvelles méthodes. Alors que les industriels du recyclage estiment souvent que les coûts sont trop élevés pour retraiter les déchets dans leur propre pays, certains ont su s'adapter, comme la ville d'Adélaïde, dans le sud de l'Australie. La ville, au lieu d’envoyer ses déchets en Chine, retraite désormais sur place 80% de ses déchets, même si les autres sont envoyés en Inde."En aidant les acteurs locaux, nous avons été capables de retrouver des prix similaires à ceux d'avant l'interdiction chinoise", explique Adam Faulkner, le responsable de l'organisme de traitement des déchets d'Adélaïde.

Alors que toujours seulement 9% du plastique produit est recyclé, la seule solution à long terme est de consommer moins de plastique, selon l'organisation de défense de l'environnement Greenpeace. Les circuits de recyclage n'arrivent pas rattraper la production de plastique et certains acteurs ont donc recours aux décharges ou aux incinérateurs.


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