Environnement : le lourd poids de nos dressings

Mis à jour : 18 févr 2019

Depuis lundi se tient le Salon du tissu au Bourget à Paris. Porter des vêtements responsables, pas toujours évidents pour les acheteurs. Petit à petit, les consciences s’éveillent sur le choix du tissu de nos vêtements même si cela reste encore marginale.

Nous achetons en moyenne 60% de vêtements en plus qu'il y a quinze ans. Crédit photo : nd3000

Il est rare d’écouter des gens parler de la provenance de leurs habits et très peu s’interrogent sur le processus de fabrication de leurs chaussures ou de leurs pulls.

Dans l’entendement général, les matières naturelles semblent être meilleures pour l’environnement. De la même manière que cultiver du coton ou élever des animaux pour leur peau engendre une consommation importante d'eau et de produits chimiques, les matières synthétiques nécessitent l’emploie des pesticides et dégagent énormément de C02.



Alors, comment s’habiller tout en pensant à l’environnement ?

L’ingénieur Pierre Galio répond dans son rapport pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME): « Il faut se demander, lorsque l’on achète, si réellement on répond à un besoin. Si c’est le cas, est-ce qu’on ne peut pas utiliser des habits de seconde main par exemple, plutôt que d’acheter du neuf ? Et si l’on achète du neuf, il faut privilégier des habits avec des labels, comme Écolabel européen, ou du coton biologique, qui auront moins d’impact que d’autres produits ».


Il y a quinze ans de cela, nous achetions moins et conservions plus longtemps nos vêtements. L’ADEME nous met en garde sur l’impact environnemental de chaque vêtement acheté, que Pierre Galio a mesuré dans son étude: « Un jean va représenter 20 kilos de carbone à la fabrication. Il y a des procédés agricoles, du coton, ce sont des engrais, des énergies pour les tracteurs, etc. Il faut tisser, il faut filer, il faut transporter... Il faut des énergies pour toutes ces étapes-là. À l’usage, il faut parfois laver, repasser. Bref, on a énormément d’étapes sur le cycle de vie et elles sont génératrices d’impacts environnementaux ».


Que font les entreprises ?

Le leader mondial des produits de qualité, LVMH s’engage à réduire son impact sur l’environnement. L’entreprise a mis en place une charte environnementale avec ses fournisseurs, un fond carbone, une plateforme de recyclage. Il est vrai que si l’on regarde l’impact écologique de chaque pièce prise individuellement, son impact est faible. Mais cela ne suffit pas puisque le groupe ne cesse de grossir et en valeur absolue pollue encore plus.


Pour Sylvie Bénard, directrice de l’environnement chez LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton les efforts doivent être poursuivis: « Faire moins de déchets, quand il y en a, les recycler, utiliser des matières qui auront des impacts environnementaux diminués au fur et à mesure, trouver de nouveaux matériaux, trouver de meilleures certifications, de meilleurs systèmes et les déployer à l’intérieur de notre chaîne d’approvisionnement.  C’est sans arrêt continuer à avancer sur les objectifs qu’on a mis en place. »


Recycler ces vêtements, et pourquoi pas ?

C’est le défi que s’est lancé l’association Emmaüs Défi, afin de créer de nouveaux habits à partir d’anciens. C’est le upcycling autrement dit le surcyclage. C’est redonner vie à des produits destinés à être jetés.



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