Fermeture des dernières centrales à charbon françaises pour 2022: c'est voté!

L'Assemblée nationale a donné son feu vert au gouvernement pour planifier la fermeture des 4 dernières centrales à charbon françaises d'ici 2022. Cette décision, intervenant dans le cadre du projet de loi "énergie et climat", a été saluée par la majorité des députés présents dans l'hémicycle. Toutefois, certains n'ont pas manqué de soulever que cette mesure, loin d'être un bannissement des énergies fossiles, restait "réglementaire" et ainsi donnait une certaine souplesse d'exécution à l'État et aux entreprises gérant les centrales en question.


La centrale à charbon de Cordemais en Loire-Atlantique. Crédit photo: Aurelien CHARRIER

Emmanuel Macron l'avait promis, les députés de l'Assemblée nationale l'ont entendu. Le gouvernement a désormais carte blanche pour mettre en place la fermeture progressive des 4 dernières centrales à charbon encore en fonctionnement en France. Ces dernières, installées à Cordemais, au Havre, à Gardanne et à Saint-Avold, devraient fermer définitivement leurs portes au plus tard en 2022.


Au premier abord, on aurait pu penser que cette mesure constituait une avancée majeure en ce qui concerne la pollution de l'air sur le territoire français. Pour autant, certains n'ont pas caché leur étonnement quant au processus mis en place par le gouvernement pour obliger les centrales à cesser leurs activités.


Loin de valider l'abandon pur et simple de l'utilisation du charbon pour produire de l'énergie, ce décret est en réalité bien plus complexe que cela. Les émissions de gaz à effet de serre, émises par des installations de production d'électricité à partir de combustibles fossiles et situées en métropole, sont désormais plafonnées. Entendez par là qu'elles ne peuvent plus fonctionner car elles polluent trop et de façon continue.


Malheureusement, certains députés comme Delphine Batho, ancienne ministre de l'Écologie, voient en cette mesure une occasion pour l'État de "conserver manifestement une marge de souplesse". Elle ajoute: "Est-ce en fait pour mettre en veille ces centrales tout en gardant la possibilité de les faire tourner quelques heures?" La question reste entière.


Pour les députés de la majorité, cette décision constitue avant tout une grande avancée vers l'objectif de neutralité carbone fixé à 2050, et ce malgré le récent rappel à l'ordre du Haut conseil pour le climat (HCC). Célia de Lavergne, responsable du texte pour le parti LREM, souligne que le charbon représente "1,8%" de la production d'électricité en France et que grâce à ce décret, "c'est 35% des émissions que nous allons réduire".


Enfin, le texte en question prévoit un accompagnement des salariés et des sous-traitants de ces centrales. Environ 670 emplois directs et 740 indirects sont concernés.



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