Des coraux résistants aux changements climatiques

En Nouvelle-Calédonie, les chercheurs ont découvert une variété de corail qui résiste aux changements de température, d’acidité et de pourcentage d’oxygène de l'océan. Ces coraux pourraient permettre la réintroduction de spécimens plus résistants sur des récifs dégradés.


Plongeur au milieu d'un récif corallien. Crédit photo : unterwegs

La perturbation des espaces marins met en danger la pérennité des récifs coralliens, l’écosystème le plus menacé actuellement par le réchauffement climatique. L’Australie a déjà perdu 50% des spécimens de la Grande Barrière de Corail.


Ces perturbations sont à la fois d’origine naturelle avec la prolifération des prédateurs, le réchauffement saisonnier des eaux, mais aussi dues à la présence humaine: pollution, surpêche et hypersédimentation. Le GIEC (Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) prévoit la perte de 90% des récifs coralliens si la température augmente de 2°C et que l’océan s’acidifie à un taux de moins de 7,7 (taux prévu à la fin de siècle).


Les spécialistes de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) ont découvert une espèce particulière à Bouraké, en Nouvelle-Calédonie qui semble s’adapter à l’acidification de l’eau. L’enjeu est de comprendre pourquoi certains coraux parviennent à calcifier quand d’autres disparaissent dans les mêmes conditions extrêmes.


Riccardo Rodolfo Metalpa, chargé de recherche à l’IRD confie aux journalistes de Brut avoir de l’espoir d'utiliser la souche de coraux résistants afin de repeupler les récifs abîmés avec un procédé appelé "l’évolution assistée".


Véronique Berteaux Lecellier, généticienne du CNRS explique au laboratoire du campus de l’IRD: "L’idée est de mettre à jour les caractéristiques génétiques que l’on trouve chez certains coraux qui se sont acclimatés depuis plusieurs décennies à des variations importantes de la température de l’eau, et donc la présence de cette signature génétique pourrait les aider à faire face à des augmentations plus importantes de la variation de la température de l’eau".


Mais Rodolfo Metalpa rappelle que pour le moment "il n’y a rien de concret" et parle d’une faisabilité dans les vingt prochaines années. L’écologue marin, Mehdi Adjeroud prévient toutefois que "cette résistance se fait au prix d’un appauvrissement sensible de leur diversité".


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