Christian Clot : «Explorateur des limites du cerveau»

-Portrait exclusif-


Certains rêvent d’aventure, d’autres de découvrir les confins du monde, Christian Clot a décidé, lui, d’explorer les limites de l’humain. À 47 ans, le vice-président de la Société des explorateurs français (SEF) a déjà de nombreux succès à son actif. Après avoir été le premier homme, connu, à parcourir le centre de la Cordillère de Darwin au Chili en 2006, il est aujourd’hui à la tête d’un programme pour le moins novateur, appelé «Adaptation».


Photographie de Lucas Santucci - Zeppelin

D’août 2016 à février 2017, le franco-suisse a bravé les quatre milieux les plus extrêmes de la planète. Du désert du Dacht-e Lout en Iran aux canaux marins de Patagonie, en passant par l’extrême-nord sibérien et l’enfer de l’Amazonie, Christian Clot ne s’est pas épargné. L’objectif de ces expéditions scientifiques hors-normes de 30 jours chacune: comprendre comment le cerveau réagit lorsque l’on est dans une situation de crise? Et déterminer les facteurs qui font que certaines personnes s’adaptent aux conditions de vie les plus inhumaines.

Rêvais-tu d’exploration dans ton enfance?

«Je ne sais pas d’où cette envie d’explorer me vient. Déjà à l’âge de 4 ans, je partais loin de chez moi, car je voulais voir ce qu’il y avait derrière les arbres. En plus, à l’école j’étais un mauvais élève, je remettais constamment en question tout ce que l’on me disait parce que, souvent, je jugeais que les explications n’étaient pas suffisantes. Finalement, cela a toujours été en moi, ce n’est pas nouveau. Après, transformer cette passion en métier a été un processus beaucoup plus long».


Quel a été l’élément déclencheur qui t’a poussé vers l’exploration?

«L’élément déclencheur a été mon tour à pied du Népal entre 1998 et 1999. Je suis parti avec une collègue dans l’extrême-ouest du pays où il n’y avait pas encore de cartographie établie. C’est d’ailleurs l’une des raisons principales de notre venue. Dans cette zone-là, on a rencontré des populations qui découvraient littéralement qu’il y avait d’autres humains en dehors de chez eux, qui découvraient les fermetures éclair, le nylon, qui découvraient qu’on pouvait avoir une barbe ou des poils aux jambes... Ces personnes étaient totalement ébahies par ce qu’elles voyaient arriver chez eux, presque comme des extraterrestres. Du coup, c’est vraiment la rencontre de deux peuples, de deux mondes, qui sur Terre, à une époque où l’on pense avoir tout découvert, constatent simplement qu’il y a d’autres humains. Cela a été pour moi une véritable révélation et j’ai alors très vite compris qu’explorer était ma vocation».


Retrouvez la suite de l'article dans le N°4 du magazine Terra Darwin


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